Never à la grimpette !
- 7 mai
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 8 mai

Neuvième journée :
Aujourd'hui nous nous sommes octroyés un luxe en plein roadtrip : ne pas mettre de réveil. Profiter de la maison, comme si nous étions les propriétaires de ce superbe intérieur. Prendre le temps d'un vrai petit déjeuner avec des gauffres et du café brûlant.
L'eau tiède est revenue brièvement avant de nous abandonner à nouveau, alors j'ai envoyé un petit message à notre hôte, juste pour qu'elle puisse anticiper pour les prochains chanceux qui occuperont les lieux.
Nous décollons de la maison à 9h30, ce qui, en roadtrip avec nous, est l'équivalent d'un milieu d'après-midi !
Bandera
Avant de quitter le secteur, on décide de faire un dernier crochet par le centre-ville de Bandera. On ne pouvait pas quitter la "capitale mondiale des cow-boys" sans un dernier tour de piste ! Après la session Margaritas de la veille, il était temps de passer aux choses sérieuses : le shopping.



Le temps a changé : l'air est devenu humide et frais, une atmosphère un peu cotonneuse qui nous pousse à nous réfugier dans les boutiques. Et franchement, on a bien fait ! Je finis par dénicher le souvenir parfait pour ma future filleule.

Comfort
La route nous mène ensuite à Comfort. Dès nos premiers pas, le charme opère. Sous une pluie fine, l'odeur du bitume mouillé se mélange au chant des oiseaux. Sur la High Street, des hauts-parleurs diffusent des mélodies d'une autre époque, créant une bande-son parfaite pour se balader sur les trottoirs remplis d'antiquaires.
Il n'y a presque personne, ce qui rend ce moment encore plus doux.






Pour le déjeuner, nos pas nous guident chez Comfort Pizza. Le restaurant est installé dans une ancienne station service des années 1920-1930. Le lieu est sublime : ils ont gardé l'âme du bâtiment en y installant des fours à bois qui embaument toute la rue.


On s'installe à l'extérieur, le cadre est agréable. Les pizzas sont immenses, on a manqué de stratégie et on aurait du en commander une pour trois, ou au moins deux pour trois. Impossible d'en venir à bout, on repart avec du gaspillage et l'haleine remplie de gousses d'ail confites.


À la sortie de la ville, nous tombons sur le cartoon saloon. Ce n'est pas un vrai bar mais une oeuvre sortie de l'imaginaire de JP Rankin, allias le "cartoon cow-boy". C'est un arrêt devenu culte pour les motards et les roadtrippers. On y prend des photos, on y fait une pause pique-nique ...



Luckenbach
On ne peut pas traverser le Hill Country sans s'arrêter dans ce lieu mythique. C'est l'essence même de l'esprit Texan !
Ce lieu est une légende pour les amateurs de country. L'ambiance est décontractée, authentique et chaleureuse.



On s'y est posés pour boire un verre (je te rassure, je fais une pause sur la Margarita 😂). À cause de la pluie, les musiciens s'étaient repliés à l'abris mais la musique live flottait partout. J'imagine les gens venir y passer leur dimanche entier en famille ou entre amis, à jouer, discuter et écouter des concerts sous les arbres.



Seul bémol au tableau : les guêpes. C'était une véritable invasion ! Il y en avait partout. Où que l'on se déplace dans le parc, elles nous suivaient. Nevea en avait trop marre 😂
En tout cas, on a adoré l'esprit du lieu mais on a fini par plier bagage pour échapper à nos harceleuses et rejoindre le calme de la ville.
Fredericksburg
Changement d'ambiance radical. Fondée en 1846 par les allemands, la ville a gardé une identité unique. Ici, l'architecture typique et les panneaux billingues allemands-anglais nous transportent ailleurs. Et il y en a du monde ! On sent que la ville est très touristique.




On déhambule entre les odeurs de bretzels et les boutiques texanes. C'est le paradis du shopping ici ! On y déniche des plaques et de la décoration pour la maison. On y passe tout l'après-midi.
Nous reprenons la route et là c'est l'émerveillement : les bas-côtés sont envahis de Bluebonnets, ces fleurs bleues emblématiques du Texas. C'est tellement beau que je fais arrêter Anthony tous les cent mètres. Par contre attention : il y a beaucoup de serpents dans ces champs là.







Le but ultime de cette fin de journée c'est la maison de Massacre à la tronçonneuse ( le film original de 1974). On l'avait regardé avec Nevea juste avant de partir, alors se retrouver là, c'est irréel.



On reproduit l'entrée d'un des personnages dans le film et on entre à l'intérieur : aujourd'hui la maison a été rénovée (une partie est un musée, une autre un café). La déception pointe cependant le bout de son nez : la partie musée est fermée. La serveuse répète inlassablement aux touristes dépités que les visites ne reprendront que mercredi mais qu'ils peuvent profiter du café. Ils s'en vont tous, par politesse on admire un peu la déco du café avant. On essaie de "gruger" un peu, en jetant un oeil furtif par les fenêtres pour voir un peu l'escalier myhtique. Par contre on doit se rendre à l'évidence, on ne verra pas la célèbre salle à manger, on peut simplement en apercevoir un bout depuis la vitre.
On rejoint enfin notre Airbnb pour la nuit. Après la propreté et le confort innégalables de la veille, le contraste est légèrement saisissant. Le logement est mignon, mais un peu dans son jus. Avec notre nouveau niveau d'exigence (merci le lit King Size et le plan de travail lustré de Bandera !), on remarque vite que la popreté ici n'est pas au rendez-vous. Les draps et le sol auraient bien eu besoin d'un vrai coup de frais.
Mais le lieu a décidé de nous offrir une compensation de taille : la nature.
Tout autour, des biches se promènent en toute liberté, indifférentes à notre présence. Et puis il y a eu les colibris. Pour Anthony, c'était le cadeau ultime, c'est son oiseau préféré.
Il était aux anges de les voir faire du surplace devant lui. Pendant que le ciel commençait à gronder, il est reparti faire un crochet en ville pour une mission vitale : ramener du Taco Bell à Nevea. Comme je n'avais pas très faim, ils ont partagé un tête à tête sur la terrasse.
On a payé le logement 106€ la nuit.



Aujourd'hui nous aurions du grimper Enchanted Rock, cet immense dôme de granit rose qui culmine la région. Anthony, courageux mais encore marqué par ses péripéties de santé, était prêt à le faire pour ne rien regretter. Mais c'est Nevea qui a tranché avec un "Oh Noooon pas encore une rando !" catégorique. Elle en avait marre de la grimpette.
On a donc troqué les 2km de randonnée verticale contre du shopping, des fleurs sauvages et cette soirée au milieu des biches.
Trajet de la journée :






























































































































































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